Roma en pleine course contre la montre
L'AS Roma entre dans la phase décisive de la saison 2025/2026, et Gian Piero Gasperini le rappelle avec insistance : "on est dans le sprint final, donc il faut pédaler fort". Alors que les Giallorossi visent une qualification en Ligue des Champions pour relancer économiquement le club, la pression monte à mesure que les blessures s'accumulent. Malgré une victoire 1-0 contre Lecce, l'équipe a connu un passage à vide avec un seul point glané sur les trois dernières journées de Serie A, et l'élimination en Ligue Europa face à Bologne a laissé des traces.
Gasperini, en conférence de presse, a insisté sur la nécessité de rester concentré malgré les obstacles. "Il y a de moins en moins de marge d'erreur", a-t-il souligné, alors que le classement est serré dans la course aux places européennes. Le technicien italien, en première saison à la tête du club, tente d'imposer un nouveau style de jeu, radicalement différent de l'identité passée de l'équipe. Mais les retards accumulés pesent sur la direction sportive.
Crise sanitaire persistante et ajustements tactiques
La liste des blessés s'allonge : Wesley, touché lors du regroupement avec le Brésil, sera absent un mois. Il rejoint Manu Koné, Paulo Dybala, Artem Dovbyk et Evan Ferguson en soins. Une épreuve majeure pour une équipe déjà affaiblie. Toutefois, Gasperini annonce une bonne nouvelle : Matias Soulé est de retour à l'entraînement après une longue absence. "Il commence à retrouver son niveau", a-t-il précisé, offrant un filet d'oxygène au milieu de terrain.
Pour compenser l’absence de Wesley, plusieurs options s’offrent à Gasperini : Devyne Rensch ou Kostas Tsimikas pourraient le remplacer, tandis que Angelino progresse mais n’est pas encore prêt pour un match complet. L’entraîneur reste prudent, conscient que chaque décision aura un impact direct sur les résultats dans cette phase cruciale.
Un système italien en crise structurelle
Interrogé sur l’échec de l’équipe d’Italie à se qualifier pour la Coupe du monde 2026 — troisième élimination consécutive —, Gasperini n’a pas mâché ses mots : "Ce n’est pas un problème cyclique, c’est structurel". En tant que dernier entraîneur italien à remporter un trophée européen avec Atalanta (Ligue Europa), il pointe du doigt un dysfonctionnement global du football tricolore, malgré une base de jeunes talents prometteurs.
"Ce n’est pas une question d’entraîneur, mais bien du système. On n’a pas oublié comment jouer au football en Italie."
À l’aube du choc contre l’Inter au San Siro dimanche à 20h45 CEST, Gasperini appelle à l’unité. Malgré des rumeurs de tensions avec les directeurs Ricky Massara et Claudio Ranieri, il assure que l’objectif commun reste la qualification européenne. La fin de saison s’annonce intense, et chaque point pourrait faire la différence.