Spalletti, indifférent aux rumeurs de contrat
Luciano Spalletti reste impassible face aux spéculations autour d’un éventuel renouvellement de contrat avec la Juventus. Alors que des médias avaient annoncé une signature imminente durant la pause internationale, l’entraîneur a balayé ces attentes : "Je ne comprends pas pourquoi vous y tenez tant. Nous avons d’excellentes relations, et nous en parlerons en temps voulu. Cela doit venir naturellement." La Juventus se bat pour une qualification en Ligue des Champions, actuellement à égalité avec la Roma en cinquième position, à trois points du Como, leader surprise de Serie A.
Le technicien insiste sur l’enjeu des prochaines journées : "C’est une finale, et cela doit toujours être le standard ici. Huit finales à disputer, et il n’y a pas de place pour l’erreur." La reprise face à la Genoa, lundi à 18h00 CEST, s’annonce décisive, surtout avec la pression montante des équipes du milieu de tableau.
Retrouvailles avec "son fils" De Rossi
La confrontation entre la Juventus et la Genoa revêt une dimension humaine particulière. Daniele De Rossi, désormais entraîneur des Génois, a été un pilier sous Spalletti à la Roma. Ce dernier l’a qualifié de "l’un de mes enfants du football", ajoutant avec émotion : "Je tiens à lui, comme je pense qu’il tient à moi. Parfois, comme dans toute relation père-fils, je l’agaçais."
Spalletti reconnaît que l’identité du jeu de la Genoa reflète la personnalité de De Rossi : "C’est une équipe à son image, avec son état d’esprit et ses caractéristiques." L’ancien milieu de terrain a réussi une transition remarquée, malgré la pression d’un poste d’entraîneur en Serie A.
Déception italienne et avenir du football tricolore
L’échec de l’Italie à se qualifier pour la Coupe du Monde 2026 reste un sujet douloureux. Spalletti, limogé après seulement deux matchs de la campagne, a exprimé sa tristesse : "Ceux qui ont échoué sont attachés à la déception comme en laisse." Il appelle à une réflexion profonde sur le développement du football italien.
"Nous devons nous demander si nous valorisons vraiment nos jeunes talents. Il y a de nombreux propriétaires étrangers, c’est bien, mais veulent-ils vraiment exploiter le potentiel des joueurs italiens ?"
Spalletti évoque avec nostalgie les générations passées, rêvant du retour de talents comme
Baggio, Totti, Del Piero ou Cannavaro. L’avenir de la
Azzurra dépendra de cette capacité à investir dans sa
cantera nationale.